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24. April 2020

Conseils pour bien vieillir – même lorsque l’aide externe est nécessaire

«Healthy Ageing» – avec ce terme, l’OMS a pour la première fois en 2017 non plus lié le vieillissement seulement à l’augmentation de la dépendance, à la réduction et à la perte des capacités, mais a surtout demandé aux instances politiques de travailler pour un vieillissement actif en mettant l’accent sur la santé, la sécurité et la participation. Avec les termes de «vieillissement actif» et de «Ageing in place» ou «vieillissement à domicile», on parle d’autodétermination et du choix de rester aussi longtemps que possible à domicile. L’apport d’aide et d’attention personnelle, de soutien psychologique et d’aide pour la vie quotidienne devient un devoir pour le réseau relationnel d’une personne vieillissante et dépend également de ses moyens financiers.

Quelle est la pertinence de l’environnement social pour une personne vieillissante et fragile?

Dans le passé, les conjoints et les membres de la famille s’occupaient principalement des soins de leurs parents. Aujourd’hui, sous l’influence des changements sociopolitiques et des valeurs, les services professionnels, tels que les soins à domicile, les médecins, les services de livraison de repas ou d’aide à domicile, sont de plus en plus déterminants dans le dernier tiers de la vie d’une personne vieillissante. Pour les personnes concernées elles-mêmes, il s’agit de la phase de vie la plus exigeante en aide et en soins et, d’un point de vue financier, la plus coûteuse. Une distinction doit être faite entre les soins et les prestations d’aide ou d’accompagnement.

Statistique de l'aide et des soins à domicile

Les colonnes rouges montrent l’augmentation des besoins en soins et en aide à domicile en fonction du vieillissement. Près d’un tiers des plus de 80 ans utilise des services d’aide et soins à domicile en Suisse. Les coûts des soins sont pris en charge à environ 80% par les cantons et les assurances-maladie. Les prestations d’aide au ménage et d’accompagnement sont essentiellement à la charge de la personne.

La politique de vieillesse favorisant «l’ambulatoire avant le stationnaire» oblige les cantons à assurer du soutien à domicile. D’une part, il s’agit d’offrir des prestations de soins infirmiers tels que la clarification des besoins, les soins de traitement et les soins de base, qui peuvent être facturés aux caisses-maladie. Ceux-ci doivent être clairement alignés sur les besoins et sont prescrits par le médecin. D’autre part, des prestations d’aide et d’accompagnement professionnelles, que ce soit pour de l’aide aux courses, à la cuisine, aux repas ou aider pour des activités physiquement exigeantes comme le ménage ou tout simplement apporter un soutien psychologique. Ces prestations sont, en partie, financées par une assurance complémentaire lorsqu’elle existe. Ces deux types de soutien sont extrêmement importants pour préserver au mieux la qualité de vie.

Le nombre de personnes très âgées en Suisse continuera d’augmenter au cours des années à venir, mais les ressources en temps des proches auront tendance à diminuer à mesure qu’ils sont encore en activité professionnelle ou vivent à l’étranger. Ainsi, c’est souvent lorsque le réseau social fait défaut et que les ressources financières sont limitées que l’entrée dans un EMS devient nécessaire.

Comment dès lors promouvoir le «vieillissement à domicile» afin que la vie autonome à la maison soit positive pour toutes les personnes impliquées?

Quelques conseils pour bien vieillir:

Sécurité

  • Adapter le logement à l’âge, enlever les obstacles, à un prix abordable
  • Éliminer les risques de chutes, installer des surfaces antidérapantes et avoir un bon éclairage
  • Adapter les moyens d’aide auxiliaire dans le foyer (mains courantes, dispositifs pour s’hydrater, bouton d’appel d’urgence, agrandissement des poignées, etc.)

Vie sociale 

  • Faire tout son possible pour maintenir l’intégration sociale et communautaire, en particulier des personnes seules et vivant de façon retirée
  • Cultiver activement les relations de voisinage et s’engager dans des activités bénévoles autant que possible
  • Tester les différents services et activités pour les besoins quotidiens dans les proches environs: par exemple, tables d’hôtes, café-contact, réunions de quartier ou événements religieux ou culturels

Santé

  • Continuer à bouger: choisir des activités qui correspondent à ses propres performances et qui sont amusantes, si possible en groupe
  • Adapter de manière optimale l’alimentation à la situation personnelle (démence, diabète, Parkinson, dépression, troubles de la déglutition, etc.)
  • Les jeux de mémoire ou de société sont de bons entraîneurs cérébraux. Une visite de la famille (par exemple des petits-enfants) est l’occasion de jouer

Finance

  • Pro Senectute est un point de contact idéal pour obtenir des conseils et des informations, organiser des activités de loisirs et des services d’aide: www.prosenectute.ch
  • Vérifier le droit aux prestations complémentaires si les revenus, pensions ou la fortune ne sont plus suffisants pour couvrir les coûts de la vie minimum: www.ahv-iv.ch/p/5.01.f
  • Vérifier le droit à l’allocation pour impotence, pour les personnes qui dépendent constamment de l’aide de tiers pour leurs activités de la vie quotidienne telles que se lever, s’habiller, faire sa toilette, manger, etc.: https://www.ahv-iv.ch/p/5.01.f
  • Se renseigner sur les différents prestataires d’aide et de soins: le prestataire est-il reconnu par les caisses-maladie? Quels sont les services proposés? Combien de soignants différents sont affectés à un client? Les services peuvent-ils être effectués aux heures souhaitées de la journée? Des infirmières qualifiées font-elles partie de l’équipe?

Qualis Vita est une organisation privée qui offre des soins, de l’aide au ménage et de l’accompagnement à domicile à partir d’une seule source. Cela minimise le nombre de soignants et d’accompagnants différents. Les soins de base peuvent donc être combinés à de l’aide aux tâches ménagères ou à de l’accompagnement effectué par la même personne. S’il y a des questions, des soucis ou des ajustements à faire, les canaux de communication au sein de nos petites équipes fonctionnent directement et rapidement. L’infirmière qualifiée intervient dans l’accompagnement lorsque nécessaire. Elle s’occupe des formalités auprès de l’assurance-maladie, est l’interlocutrice pour toute question relative aux soins infirmiers et médicaux, organise d’autres prestataires de services ou met en réseau les différents acteurs de la santé concernés. Qualis Vita prend toujours en considération le réseau de soins et a l’habitude de travailler avec d’autres services tels que les médecins, les podologues, les services de repas à domicile ou les associations de bénévoles.

 

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